Exemples de traduction
Extrait du texte original italien
Andrea Piancastelli, Il Fascino di Medusa tra Arte, Mito et Leggenda, Tektime, 2017
"La maschera di Medusa presenta due caratteristiche costanti: innanzitutto la frontalità. Contrariamente alle convenzioni figurative che regolano lo spazio pittorico in epoca arcaica, la Gorgone è sempre rappresentata di faccia, frontale rispetto all’osservatore. Medusa guarda dritto negli occhi di chi la guarda, coinvolgendolo così in una sorta di contagio mimetico, immergendolo nel proprio sguardo. In secondo luogo la mostruosità. Se prendiamo in esame le maschere gorgoniche di età arcaica noteremo che nel corso del tempo, pur subendo mutazioni, l’aspetto di Medusa rimane, nella distorsione espressiva, una commistione sistematica di interferenze tra l’umano e il bestiale, tale da farla sconfinare nella categoria del “diverso”, dell’“altro”. La distorsione espressiva prevede una testa allargata e arrotondata, che ricorda un muso leonino; gli occhi sono sbarrati, con uno sguardo fisso e penetrante; i capelli diventano serpenti o sono trattati come una criniera animalesca. Le orecchie ingrandite e deformate si collocano in un cranio che talvolta presenta corna; la bocca, ghignante, si allarga fino a occupare tutta l’ampiezza del volto, scoprendo zanne ferine o di cinghiale. La lingua fuoriesce, protesa in avanti; il mento è peloso o barbuto e la pelle solcata talvolta da rughe profonde. La dimensione antropomorfa e la dimensione teriomorfa sono in Medusa costantemente mescolate e la pongono in bilico tra umano e ferino collocandola in una zona di confine. La sua stessa natura sembra ricacciarla nel mondo dell’inerte e dell’inanimato, tanto che, sull’anfora protoattica del Museo di Eleusi, attribuita al pittore detto di Polifemo, le sorelle Gorgoni offrono allo sguardo una faccia a forma di terracotta primitiva."
Traduction en français
Andrea Piancastelli, La Fascination de Méduse à travers l'Art, l'Histoire et la Légende, Tektime, 2019
« Le masque de Méduse présente deux caractéristiques constantes : tout d’abord, la frontalité. Contrairement aux conventions plastiques qui régissent l’espace pictural à l’époque archaïque, la Gorgone est toujours représentée de face, tournée vers l’observateur. Méduse soutient le regard de celui qui la contemple, l’entraînant dans une sorte de contagion mimétique, l’immergeant dans son propre regard. Deuxièmement, la monstruosité. En examinant les masques gorgoniques de l’âge archaïque, on remarque qu’au fil du temps, bien qu’ayant subi des transformations, l’aspect de Méduse demeure, par sa déformation expressive, un mélange systématique d’interactions entre l’homme et l’animal, de nature à la faire empiéter sur le terrain du « différent », de l’« autre ». La déformation expressive envisage une tête élargie et arrondie, rappelant une face léonine, les yeux sont écarquillés avec un regard fixe et pénétrant, les cheveux deviennent des serpents ou ressemblent à une crinière animale. Les oreilles agrandies et déformées sont plantées dans un crâne doté parfois de cornes ; la bouche grimaçante occupe toute la largeur du visage, dénudant des défenses de bête féroce ou de sanglier. La langue sort, projetée en avant ; le menton est poilu ou barbu et la peau est parfois sillonnée de rides profondes. La dimension anthropomorphe et la dimension thériomorphe s’entremêlent continuellement chez Méduse, ballottant sur le fil qui sépare l’humain de l’animal et la reléguant dans une zone frontière. Sa nature même semble la repousser dans le monde de l’inerte et de l’inanimé, tant et si bien que, sur l’amphore protoattique du Musée d’Éleusis, attribuée au peintre dit de Polyphème, les sœurs Gorgones offrent à la vue une face en forme de céramique primitive. »
Extrait du texte original anglais
Un Mundo Feliz, Protest! Pictogram Activism to change the World, Hoaki, 2021
"That is where graphic signs, symbols, posters and other graphics – although only as strong as the paper they are printed on – can have positive effects, at least as motivational and aspirational iconography. Although graphic expression will not change present or future of pestilence and injustice – and might only serve as a bandage covering a festering sore – it is better to join a chorus of protest, if only to show that there is an opposition, than not. Resistance to oppression, prejudice and power usually starts with small things. The protest and cautionary graphics in this book are small things compared to weaponry of evil, but they are reminders that tyranny is not the norm. There are many individuals in the armies of the righteous who are represented by the signs and symbols, the logos and marks found in this collection – and used on the streets and in media […]
[…] In his manifesto ‘Anti-Tendenz Kunst’ (‘Against Engaged Art’, 1923), Theo van Doesburg states that “there is no fundamental difference between a portrait of Napoleon, and a portrait of Trotsky” – no matter how revolutionary the subject, it is the notion of portraiture itself that will render the painting bourgeois. In his essay ’The Aesthetic Dimension’ (1977), Herbert Marcuse suggests something similar – it is not the message that makes a work of art revolutionary, but the way in which that message is delivered."
Traduction en français
Un Mundo Feliz, Protest : Pictogrammes et graphisme pour changer le monde, Hoaki, 2021
« C’est là que les signes graphiques, les symboles, les affiches et d'autres images – même s’ils ne sont pas plus « résistants » que le papier sur lequel ils sont imprimés – peuvent avoir des effets positifs, au moins comme iconographie mobilisatrice et stimulante. Bien que l’expression graphique ne puisse rien changer à un présent ou un avenir marqués par la pestilence et l’injustice – et puisse seulement servir de pansement couvrant une plaie infectée – il vaut mieux se joindre au chœur des protestations que de ne rien faire du tout, ne serait-ce que pour montrer qu’il existe une opposition. La résistance à l’oppression, aux préjugés et au pouvoir commence généralement par de petites choses. Les images de contestation et de mise en garde présentées dans ce livre ne sont qu’un grain de sable, comparées à l’arsenal du mal, mais elles rappellent que la tyrannie n’est pas la norme. Une multitude d’individus appartenant à l’« armée des justes » sont représentés par les signes et les symboles, les logos et les marques réunis dans ce recueil – ainsi que par ceux qui s’affichent dans la rue et dans les médias.[...]
Dans son manifeste « Anti-Tendenz Kunst », Theo van Doesburg affirme qu’ « il n’y a pas de différence fondamentale entre un portrait de Napoléon et un portrait de Trotsky » - aussi révolutionnaire que soit le sujet, c'est la notion de portrait en soi qui rendra le tableau bourgeois. Dans son essai « The Aesthetic Dimension » (1977)[Trad. fr. « La dimension esthétique » (1978)], Herbert Marcuse suggère quelque chose de similaire : ce n’est pas le message qui rend une œuvre d’art révolutionnaire, mais la manière dont ce message est transmis. »
Extrait du texte original italien
Brambilla Daniela, Vedere con la matita Un gesto per disegnare la figura, Ikon, 2009
"Nella letteratura artistica il complesso delle qualità plastiche di un disegno, di un dipinto o di una scultura si definisce “modellato”. Il segno plastico e la resa chiaroscurale sono la caratteristica principale del la scuola toscana dal rinascimento in poi, ed è proprio a Firenze – già a partire dalla prima metà del XV se- colo – che il disegno assume piena autonomia e diventa un genere artistico vero e proprio. Con Michelangelo e i suoi straordinari disegni di corpi in movimento, la scuola toscana raggiunge il suo livello più al to e il disegno, non più solo semplice espediente di lavoro, si trasforma in un mezzo in grado di rispondere all’urgenza creativa con un’immediatezza mai sperimentata fino a quel momento. Michelangelo sostiene che la pittura sia tanto migliore quanto più simile alla scultura e con un deciso chiaroscuro simula forti rilievi."
Traduction en français
Brambilla Danilla, Dessiner la figure humaine. Croquer l'attitude, les gestes et le mouvement, Promopress, 2020
« Dans les ouvrages artistiques, on appelle « modelé » l’ensemble des qualités plastiques d’un dessin, d’une peinture ou d’une sculpture. Le trait plastique et le rendu du clair-obscur constituent les principales caractéristiques de l’école florentine dès l’époque de la Renaissance et c’est précisément à Florence - déjà à partir de la première moitié du XVème siècle - que le dessin acquiert une pleine autonomie et devient un véritable genre artistique. Avec Michel-Ange et ses extraordinaires dessins de corps en mouvement, l’école florentine atteint son plus haut niveau et le dessin, désormais non plus simple procédé de travail, se transforme en un moyen capable de répondre à l’urgence créative avec une immédiateté jusque-là inédite. Michel-Ange soutient que la peinture n’atteint sa perfection que lorsqu’elle se rapproche de la sculpture et l’usage d’un clair-obscur vigoureux en accentue les reliefs. »